Territoires occupés : tollé après les propos de Huckabee

Une vive réaction diplomatique a suivi les déclarations de Mike Huckabee, après qu’il a semblé accepter le maintien du contrôle israélien sur des territoires internationalement reconnus comme occupés, notamment en Cisjordanie. Un large groupe d’États arabes et à majorité musulmane, ainsi que des organisations régionales, ont dénoncé ces propos comme une rupture avec les normes internationales établies et un signal déstabilisant à un moment de tension extrême dans la région.

Dans une réponse coordonnée, plusieurs ministères des Affaires étrangères et institutions régionales ont estimé que de telles déclarations portent atteinte au cadre juridique consacré par la Charte des Nations unies et par les résolutions de longue date qui rejettent l’acquisition de territoires par la force. Selon eux, un discours pouvant être interprété comme une légitimation d’un contrôle permanent ou d’une annexion fragilise les fondements mêmes de la diplomatie et encourage des politiques qui ont déjà alimenté une guerre génocidaire à Gaza, aggravant la catastrophe humanitaire et l’impasse politique.

Les critiques ont également souligné que la position de l’ambassadeur contraste avec les déclarations publiques de Donald Trump, qui affirme vouloir promouvoir la désescalade et ouvrir un horizon politique. Toute voie crédible vers une solution, ont-ils insisté, suppose le rejet des mesures unilatérales, l’arrêt de l’expansion des colonies, la préservation de l’unité territoriale entre Gaza et la Cisjordanie, ainsi que le rétablissement d’un cadre où les droits, la souveraineté et la responsabilité ne sont pas appliqués de manière sélective.

Ils ont enfin averti que la poursuite de politiques expansionnistes et d’une rhétorique incendiaire risque d’entraîner la région vers une instabilité plus profonde, aux répercussions dépassant largement le théâtre immédiat du conflit. Réaffirmant leur soutien au droit à l’autodétermination et à l’établissement d’un État dans les frontières internationalement reconnues, les signataires ont appelé à mettre fin aux politiques qui prolongent le déplacement, la punition collective et l’emprisonnement de civils, soulignant qu’aucune paix durable ne peut naître du déni du droit ou de l’histoire.

Source : Safa News