Une organisation sioniste radicale opérant à New York a accepté de mettre fin à ses activités après qu’une enquête de l’État a mis au jour un schéma d’intimidation visant des militants pro-palestiniens. Cette décision intervient à l’issue de plusieurs mois d’investigation menés par le bureau de la procureure générale de New York, qui a conclu que le groupe ciblait de manière répétée des individus en raison de leur religion et de leur origine nationale, instaurant un climat de peur autour des mobilisations et de l’engagement civique.
L’organisation affirmait publiquement avoir participé à l’élaboration de listes d’étudiants internationaux et d’universitaires susceptibles d’être expulsés des États-Unis durant les premiers mois de l’actuelle administration fédérale, en s’appuyant sur des mesures exécutives destinées à faire taire l’activisme universitaire lié à la Palestine. Si ces tentatives ont été largement bloquées par des recours juridiques, l’enquête de l’État a élargi son champ aux accusations de harcèlement et de menaces visant des militants musulmans, arabes, palestiniens et juifs opposés aux politiques israéliennes.
Aux termes de l’accord conclu avec les autorités, le groupe doit cesser immédiatement toute activité incitant à la violence, proférant des menaces contre les manifestants ou entravant l’exercice des droits civiques. Tout manquement entraînerait de lourdes sanctions financières. Les responsables ont également confirmé que l’organisation prévoit de dissoudre son statut d’association à but non lucratif et de mettre progressivement fin à ses opérations à New York.
Des responsables municipaux ont salué cette issue comme une avancée vers la responsabilisation, estimant que des années d’intimidation non contrôlée avaient restreint l’espace de la contestation légitime. Des défenseurs des droits civiques rappellent que le groupe avait déjà été qualifié d’extrémiste par d’importantes organisations juives de lutte contre la haine, une désignation qui a renforcé les appels à une intervention à mesure que les mobilisations se multipliaient sur les campus américains, en réaction à la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza depuis octobre 2023.
Source : Safa News