Gaza asphyxiée : l’aide humanitaire sous étau israélien

De nouvelles restrictions imposées par Israël aux ONG internationales et aux organisations humanitaires paralysent davantage les opérations de secours à Gaza, où la population civile subit déjà les ravages d’une guerre génocidaire prolongée. Le responsable de l’agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens a averti que ces mesures risquent de conduire à l’effondrement de l’action humanitaire, soulignant qu’elles constituent un précédent dangereux aux répercussions bien au-delà de l’enclave.

Ces restrictions s’inscrivent dans le cadre d’une législation autorisant les autorités israéliennes à couper l’eau, l’électricité, le carburant et les communications des structures humanitaires, ainsi qu’à saisir des biens de l’ONU à Jérusalem-Est occupée. Résultat : la capacité d’intervention des organisations d’aide est sévèrement réduite, alors même que les déplacements forcés et la misère s’aggravent. Des dizaines d’ONG internationales, dont des organisations médicales clés, se sont vu interdire d’opérer à Gaza.

Selon ces nouvelles règles, des travailleurs humanitaires peuvent être exclus pour des prises de position jugées politiquement inacceptables, notamment toute critique des opérations militaires israéliennes ou tout soutien à des démarches juridiques internationales. Sur le terrain, les camps de réfugiés débordent de tentes de fortune, les pénuries persistent et les convois d’aide sont régulièrement bloqués, malgré le cessez-le-feu. En dépit des obligations juridiques internationales imposant à la puissance occupante de garantir l’accès humanitaire, le resserrement du blocus se poursuit, aggravant la souffrance du peuple palestinien.

Source : Safa News