Un tribunal militaire en Cisjordanie occupée a condamné un étudiant palestinien de troisième cycle et militant universitaire de premier plan à 18 mois de prison, une nouvelle affaire qui alimente les inquiétudes croissantes concernant les poursuites visant les figures étudiantes sous le régime militaire.
Ahmad Hossam Khader, étudiant en master à l’université de Birzeit, a été arrêté en avril 2025 alors qu’il rentrait de ses études vers le camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse. Selon plusieurs rapports, il aurait été intercepté à un poste de contrôle militaire spécialement mis en place pour son arrestation, avant d’être transféré pour interrogatoire.
L’affaire repose sur des accusations d’« incitation », un chef d’accusation fréquemment utilisé contre les militants politiques et étudiants palestiniens. Après sa détention, Khader a été soumis à une procédure judiciaire prolongée, marquée par de multiples reports. Les audiences ont été ajournées à dix reprises avant que le tribunal militaire ne rende finalement son verdict, le condamnant à 18 mois de prison ainsi qu’à une amende de 2 000 shekels.
Cette décision a ravivé l’attention sur le traitement réservé aux étudiants et aux militants politiques palestiniens au sein du système des tribunaux militaires opérant dans les territoires occupés. Des défenseurs des droits humains dénoncent depuis longtemps la détention prolongée, les reports répétés des audiences et les poursuites liées à l’expression politique, estimant qu’elles ont un impact significatif sur la vie académique et la participation civique, dans le contexte de la guerre génocidaire en cours et de l’occupation militaire continue.
Source : Safa News