À Issawiya, une grand-mère palestinienne contrainte de vivre sous des tentes

À Issawiya, une grand-mère palestinienne de 73 ans vit désormais sous deux tentes avec ses enfants et ses 30 petits-enfants après la démolition de leurs maisons par les autorités d’occupation israéliennes.

Nahida Nasser raconte que des bulldozers israéliens ont d’abord détruit quatre maisons familiales construites dans les années 1980 avant de raser également les abris temporaires que la famille avait installés sur son terrain pour continuer à y vivre.

Aujourd’hui, la famille survit dans des conditions extrêmement difficiles au milieu des décombres de ses habitations, confrontée au manque d’eau, d’électricité et de services essentiels, tout en refusant de quitter sa terre malgré les pressions.

Située dans la zone de « Rawabi al-Issawiya », la propriété familiale est devenue de plus en plus isolée par les infrastructures militaires israéliennes, notamment des checkpoints, des clôtures et un camp militaire voisin. Les habitants affirment que les restrictions imposées aux déplacements affectent lourdement leur quotidien, y compris l’accès aux écoles et aux localités environnantes.

Selon des organisations onusiennes et des groupes de défense des droits humains, les démolitions de maisons et les restrictions visant les constructions palestiniennes à Jérusalem-Est s’inscrivent dans des politiques plus larges considérées comme contraires au droit international et contribuant au déplacement forcé des Palestiniens.

Source : Safa News