À Bruxelles, un large rassemblement de parlementaires, de responsables politiques et d’activistes a appelé à la création d’un corridor maritime humanitaire vers Gaza, tout en réclamant la suspension des accords de partenariat entre l’Union européenne et Israël. L’événement, présenté comme une conférence parlementaire de soutien à la flottille Global Sumud, intervient alors que celle-ci poursuit sa traversée de la Méditerranée en direction des côtes de Gaza, dans le contexte de la guerre génocidaire en cours.
Les participants ont présenté cette rencontre comme une plateforme de pression politique coordonnée plutôt que comme un simple geste de solidarité symbolique. Les discussions se sont articulées autour de ce qui est appelé la « Déclaration de Bruxelles », proposant la mise en place d’un passage maritime sous égide des Nations unies, fondé sur le droit international, garantissant aux Palestiniens l’accès à leurs eaux et la gestion indépendante de la reconstruction. Le texte appelle également à des mesures concrètes, notamment l’arrêt des transferts d’armes et la réévaluation des relations commerciales avec Israël.
La flottille, partie plus tôt ce mois-ci de ports européens comme Barcelone et Marseille, doit poursuivre sa route via l’Italie avant d’atteindre Gaza. Les organisateurs la présentent comme la plus grande mobilisation maritime civile de ce type, réunissant environ 100 navires et plus de 1 000 participants. La tenue de la conférence en parallèle vise, selon eux, à transformer l’élan politique en actions immédiates au sein des institutions européennes.
En marge des discussions, une marche vers le Parlement européen a également été annoncée afin d’accentuer la pression sur les décideurs, avec l’objectif de suspendre les relations avec Israël. Cette dynamique traduit une évolution du discours, qui ne se limite plus à la seule urgence humanitaire, mais insiste désormais sur une responsabilité politique et institutionnelle face à la situation à Gaza.
Source : Safa News