À l’occasion de la Journée des prisonniers palestiniens, les autorités à Gaza ont publié un communiqué détaillé dénonçant une crise humanitaire et juridique en aggravation dans les centres de détention israéliens. Le document estime à plus de 9 600 le nombre de prisonniers et détenus palestiniens en avril 2026, dont des femmes et des enfants, et décrit une situation marquée par des violations systématiques dans le contexte de la guerre génocidaire en cours.
Selon les chiffres avancés, 84 femmes et environ 350 mineurs sont actuellement détenus, soulevant des inquiétudes quant au respect des normes internationales, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant. Le nombre de détenus administratifs, incarcérés sans inculpation ni procès, atteint 3 532, tandis que 1 251 détenus originaires de Gaza sont classés comme « combattants illégaux », une catégorie permettant une détention prolongée sans garanties juridiques classiques. Le communiqué souligne également que des centaines de détenus sont des travailleurs civils du secteur public, illustrant l’ampleur des arrestations.
Le rapport met en évidence une forte augmentation des décès en détention מאז octobre 2023, avec 89 morts recensés durant cette période. Ces décès sont attribués à des عوامل telles que la torture, la privation de nourriture et la négligence médicale. Depuis 1967, le nombre total de prisonniers morts en détention s’élèverait à 326. Par ailleurs, les autorités israéliennes continueraient de retenir les corps de 97 détenus décédés, une pratique dénoncée comme punitive et contraire aux normes humanitaires.
Les conditions sanitaires dans les prisons sont décrites comme en nette détérioration. Environ 1 200 détenus souffriraient de maladies chroniques ou graves, dont des dizaines atteints de cancer privés d’un accès adéquat aux soins. Le communiqué considère cette situation comme une forme de négligence systémique mettant directement en danger la vie des prisonniers.
Le texte affirme que ces pratiques constituent des violations du droit international, notamment des Conventions de Genève, et appelle à une action urgente de la communauté internationale. Il exhorte les Nations unies et les organisations de défense des droits humains à ouvrir des enquêtes indépendantes, à garantir la reddition de comptes et à œuvrer pour la libération des détenus, en particulier les malades, les mineurs, les femmes et ceux détenus sans jugement.
Présentée comme une question centrale et persistante, la situation des prisonniers est décrite comme exigeant une attention internationale immédiate et des réponses juridiques concrètes.
