À travers les territoires palestiniens occupés, la vie de nombreuses mères est bouleversée par la détention sous autorité israélienne. Selon des rapports récents, 39 femmes, toutes mères, restent incarcérées, faisant partie d’un groupe plus large de 79 détenues. Leur emprisonnement s’inscrit dans une intensification des arrestations visant la population civile, accentuée depuis le début de la guerre.
Ces femmes ne sont pas seulement des détenues : elles sont des piliers de leurs familles et de leurs communautés. Parmi elles figurent des mères de prisonniers ou de martyrs, des sœurs et épouses de détenus, mais aussi des professionnelles issues de divers domaines tels que le journalisme, le droit, l’éducation ou la santé. Même des femmes au foyer, essentielles à la vie quotidienne sous occupation, ont été arrêtées. Chaque détention fragilise une famille et affecte profondément un tissu social déjà éprouvé.
À l’intérieur des prisons, les conditions aggravent encore leur situation. Des témoignages font état de pratiques systématiques de mauvais traitements : privation de soins médicaux, isolement prolongé, manque de nourriture, ainsi que violences physiques et psychologiques. Beaucoup sont détenues sans inculpation formelle dans le cadre de la détention administrative ou poursuivies pour « incitation » en ligne, une politique perçue comme visant à contrôler l’expression palestinienne et à réduire toute forme de contestation. Depuis le début de la guerre, les restrictions se sont durcies, limitant les visites familiales et l’accès des observateurs internationaux.
L’ampleur de cette campagne est préoccupante. Des centaines de mères ont été arrêtées ces derniers mois, y compris des femmes âgées et des habitantes de Gaza, certaines ayant été libérées par la suite. Cette tendance illustre, selon des organisations de défense des droits, une pression accrue sur la société palestinienne, où les mères paient un lourd tribut. Ces organisations appellent à leur libération immédiate et à la fin des violations qui menacent la dignité et la stabilité des familles.
Source : Safa News