Une vague de violences coordonnées menées par des colons a frappé plusieurs zones de la Cisjordanie occupée durant la nuit, laissant derrière elle des habitations incendiées et des familles tentant de limiter les dégâts avec des moyens dérisoires. Dans le village d’Al Funduqomiya, près de Jénine, plusieurs maisons et véhicules ont été incendiés, les flammes se propageant rapidement dans des zones résidentielles densément peuplées. Privés de secours adéquats, les habitants ont été contraints de lutter eux-mêmes contre les incendies, tandis qu’une épaisse fumée envahissait le ciel nocturne.
Plus au sud, près de Tulkarem, des civils ont été pris pour cible par des tirs à balles réelles, faisant deux blessés graves avant leur transfert pour soins à travers un point de contrôle militaire. À Masafer Yatta, au sud d’Hébron, des violences ont également éclaté en présence des forces armées, faisant plusieurs blessés. Des habitants, dont un enfant, ont été arrêtés lors de raids menés dans les habitations. Des témoins décrivent des scènes de chaos, marquées par l’utilisation de grenades assourdissantes et l’expulsion forcée de familles de leurs maisons.
Les attaques se sont étendues à d’autres zones, notamment des axes routiers et des régions rurales comme la vallée du Jourdain, où des véhicules ont été visés par des jets de pierres et des civils exposés à des substances irritantes. Des observateurs sur le terrain estiment que ces violences ne sont ni isolées ni aléatoires, mais s’inscrivent dans un climat de pression accrue. Des communautés déjà fragilisées redoutent que ces actes visent à rendre leur quotidien invivable et à accélérer leur déplacement forcé dans un contexte de guerre continue.
Source : Safa News