La forte baisse de l’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza ravive les craintes d’une nouvelle famine dans l’enclave, avertit Amjad Al Shawa, directeur du Réseau des ONG palestiniennes. Selon lui, les conditions de vie se détériorent rapidement alors que la population continue de subir les conséquences de la guerre et que de sévères restrictions limitent l’entrée des produits essentiels.
D’après Al Shawa, le nombre de camions d’aide autorisés à entrer dans Gaza a fortement diminué en février, en raison notamment de fermetures répétées des points de passage. Les livraisons actuelles atteignent en moyenne environ 200 camions par jour, bien loin des 600 camions prévus dans les dispositions humanitaires liées au cessez-le-feu d’octobre 2025. Les organisations humanitaires estiment toutefois que plus de 1 000 camions par jour seraient nécessaires pour répondre aux besoins fondamentaux de la population en nourriture, soins médicaux et abris.
Les organisations humanitaires affirment que les restrictions continues sur les points de passage et sur des produits essentiels — notamment la nourriture, les fournitures médicales et les matériaux nécessaires aux abris temporaires — aggravent la crise pour les habitants de Gaza. Près de 90 % de la population dépend désormais de l’aide humanitaire, tandis que de nombreuses familles déplacées vivent encore sous des tentes ou dans des bâtiments endommagés.
Les agences d’aide mettent en garde contre le risque que ces pénuries prolongées plongent des communautés déjà fragilisées dans une malnutrition sévère et un effondrement humanitaire plus large. Alors que les infrastructures sont largement détruites et que les ressources locales sont épuisées, elles appellent à une augmentation urgente et durable de l’aide afin d’éviter que Gaza ne sombre dans une famine généralisée.
Source : Safa News