La fermeture prolongée de l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa durant le mois sacré du Ramadan suscite une indignation grandissante dans la région, alors que des milliers de fidèles palestiniens restent empêchés d’accéder à l’un des lieux les plus sacrés de l’islam à Jérusalem occupée. Des responsables palestiniens affirment que cette décision de bloquer l’accès au site pendant cette période spirituelle majeure constitue une atteinte directe à la liberté de culte et s’inscrit dans un contexte plus large de pression exercée contre le peuple palestinien.
À Ramallah, les autorités palestiniennes ont averti que l’interdiction faite aux fidèles d’entrer dans l’enceinte de la mosquée menace le statut historique et juridique du site, qui demeure un symbole central de la vie religieuse et culturelle palestinienne. Des dirigeants palestiniens estiment que limiter les prières durant les nuits les plus sacrées du Ramadan renforce une série de politiques visant à renforcer le contrôle sur Jérusalem occupée. Ils expriment également leur inquiétude face au risque que ces restrictions ouvrent la voie à des groupes de colons cherchant à imposer de nouvelles réalités sur le site, remettant en cause les arrangements fragiles qui régissent ce lieu saint depuis des décennies.
Les critiques ne se limitent pas aux institutions palestiniennes. Des voix dans la région ont averti que la fermeture de la mosquée pendant le Ramadan pourrait alimenter la colère à travers le Moyen-Orient, à un moment où la situation en Palestine domine déjà le débat politique régional. Des observateurs soulignent que restreindre l’accès à l’esplanade pendant une période traditionnellement marquée par des prières nocturnes et d’importants rassemblements risque d’intensifier les tensions à Jérusalem et au-delà.
Des organisations de la société civile et des militants ont appelé les instances internationales à agir pour protéger la liberté de culte et garantir aux Palestiniens un accès libre au site. Selon eux, cette fermeture reflète une tentative plus large de modifier les réalités à Jérusalem occupée alors que la communauté internationale reste largement silencieuse.
Source : Safa News