Un militant britannique engagé en faveur de la Palestine affirme que des policiers britanniques ont tenté de le recruter comme informateur afin d’obtenir des renseignements sur des militants solidaires de la cause palestinienne, notamment des membres de Palestine Action. Les faits ont été rapportés par Shams Sadiq, propriétaire d’un café à Manchester, qui dénonce une pression exercée en raison de son engagement politique en faveur des droits du peuple palestinien.
Selon Shams Sadiq, l’échange aurait eu lieu au commissariat d’Ashton-under-Lyne Police Station, alors qu’il venait récupérer du matériel électronique précédemment saisi dans le cadre d’une enquête. Il affirme que les policiers lui ont indiqué qu’aucune poursuite ne serait engagée contre lui avant de lui demander de transmettre des informations sur des militants engagés dans les campagnes de solidarité avec la Palestine.
Le militant explique que les agents auraient évoqué la possibilité d’une compensation financière en échange de sa coopération, laissant également entendre que certaines infractions mineures pourraient être ignorées. Il décrit cette démarche comme une tentative de l’intégrer à un dispositif de surveillance visant les milieux pro-palestiniens au Royaume-Uni.
Ces accusations interviennent peu après son interpellation à l’aéroport de Manchester Airport, où il affirme avoir été retenu et interrogé pendant plus de trois heures en vertu du Schedule 7 de la législation antiterroriste britannique. D’après son témoignage, les questions portaient sur ses activités politiques, ses liens avec Palestine Action ainsi que sur son engagement en faveur de la Palestine. Ses appareils électroniques avaient alors été confisqués avant de lui être restitués.
Shams Sadiq affirme avoir refusé cette proposition et choisi de rendre l’affaire publique. Selon lui, les militants pro-palestiniens au Royaume-Uni font face à une surveillance de plus en plus marquée, à des interrogatoires répétés et à diverses mesures sécuritaires en raison de leurs prises de position politiques.
Ces révélations ravivent les inquiétudes exprimées par plusieurs défenseurs des libertés publiques et organisations de solidarité avec la Palestine, qui dénoncent l’usage grandissant des dispositifs antiterroristes contre les militants engagés pour les droits du peuple palestinien. La police du Grand Manchester n’a pas commenté ces accusations.
Source : Safa News