À Al-Maghazi, une frappe ravive la douleur de Gaza

Une frappe israélienne meurtrière menée mardi contre le camp de réfugiés de Al-Maghazi Refugee Camp, dans le centre de Gaza Strip, a ravivé les craintes d’un nouvel échec des efforts visant à instaurer une accalmie dans l’enclave palestinienne, alors que la population civile continue de payer le prix le plus lourd de la guerre génocidaire. L’attaque, survenue à l’approche de l’Aïd al-Adha et durant le jour de Arafat, l’un des moments les plus sacrés du calendrier musulman, a fait de nouvelles victimes dans un territoire déjà ravagé par des mois de bombardements, de déplacements forcés et de pénuries extrêmes de nourriture et de matériel médical.

Hamas a dénoncé cette attaque à travers la voix de son porte-parole, Hazem Qassem, qui a estimé que ces bombardements illustrent le mépris affiché par Israël à l’égard des efforts de médiation en cours et des appels répétés en faveur d’un cessez-le-feu durable. Selon lui, la poursuite de l’escalade militaire démontre une absence de volonté politique de répondre aux initiatives diplomatiques soutenues par plusieurs médiateurs régionaux et par des acteurs internationaux cherchant à mettre fin à la guerre contre Gaza.

Le responsable palestinien a également critiqué le silence persistant de la communauté internationale face à la multiplication des violations et à l’augmentation continue du nombre de victimes civiles palestiniennes. Il a souligné que le moment choisi pour cette frappe, coïncidant avec le jour de Arafat observé par les musulmans à travers le monde, a renforcé la colère et l’indignation dans les territoires palestiniens.

Pour de nombreux Palestiniens à Gaza, la poursuite des bombardements durant les grandes occasions religieuses est perçue comme une nouvelle forme de punition collective infligée à une population déjà soumise au siège, à la destruction et à une catastrophe humanitaire qui ne cesse de s’aggraver.

Source : Safa News