Une famille palestinienne de Jérusalem-Est vit désormais sous des tentes de fortune après la démolition de plusieurs de ses maisons par les autorités d’occupation israéliennes dans la localité d’Issawiya, alimentant les craintes autour du déplacement continu des Palestiniens à travers la ville.
Nahida Nasser, âgée de 73 ans, explique que quatre maisons familiales construites il y a plusieurs décennies ont été réduites en ruines par des bulldozers israéliens, avant que les abris temporaires installés sur le terrain ne soient également détruits. La grand-mère vit aujourd’hui au milieu des décombres avec ses enfants et une trentaine de petits-enfants, dans des conditions extrêmement difficiles marquées par le manque d’électricité, d’eau et de services essentiels.
Malgré ces conditions, la famille refuse de quitter sa terre. Située dans la zone de Rawabi al-Issawiya, leur propriété est désormais encerclée par des infrastructures militaires israéliennes, notamment des checkpoints, des barrières et une base militaire voisine. Les habitants affirment que ces mesures ont isolé le quartier et fortement limité les déplacements vers les écoles et les localités environnantes.
Des organisations de défense des droits humains ainsi que des instances de l’ONU alertent régulièrement sur les démolitions de maisons et les politiques d’urbanisme discriminatoires imposées aux Palestiniens à Jérusalem-Est occupée. Selon elles, ces pratiques contribuent au déplacement forcé des habitants palestiniens et constituent une violation du droit international. Les Palestiniens de la région estiment que ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à modifier la composition démographique de la ville et à pousser les familles palestiniennes hors de leurs foyers.
Source : Safa News